Notes de l’auteur

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Cela faisait longtemps que j’avais envie de raconter la mythique guerre de Troie afin de rétablir, à partir des textes anciens, la vérité historique.

 

Par ailleurs, je me suis intéressé à Hélène, la reine de Sparte, la plus belle femme de son époque.


Homère et de nombreux écrivains en ont fait une femme fatale, volage, écervelée, soumise à ses pulsions. Ceci me paraissait peu plausible et la misogynie et les fantasmes qu’elle suscite ont fait d’elle cette femme qui fuit en une nuit, son mari, sa fille, son royaume, pour se jeter, nue, dans les bras de Pâris.


C’est tellement grotesque qu’il m’a fallu tout d’abord établir le contexte qui aboutit au mariage arrangé de cette jeune princesse, à ses relations avec Ménélas, son mari, à son avènement comme reine de Sparte alors que sa jeune sœur, Clytemnestre, devient à Mycènes, la femme d’Agamemnon.

 

Je me suis persuadé qu’Hélène n’a jamais été à Troie. D’ailleurs, Euripide, dans sa tragédie « Hélène » qui prétend que Pâris n’a ramené d’elle que son fantôme et qu’elle est partie en Égypte, sur la terre de ses ancêtres : Ce beau fleuve est le Nil aux eaux pures, ne dit pas le contraire.

 

Dès lors, il me fallait trouver des explications plausibles sur sa disparition alors que la guerre fait rage sous les murs de Troie, puisque Ménélas a réellement cru qu’elle s’était enfuie au point d’aller se plaindre à son grand frère Agamemnon, à Mycènes.

 

Et puis, comment se ferait-il qu’Hélène et Ménélas se retrouvent unis à Sparte, après la fin de la guerre lors de la réception de Télémaque, le fils d’Ulysse, comme nous l’indique Homère dans l’Odyssée ?

 

J’ai trouvé une manière originale de narrer l’ensemble des faits. Hélène nous raconte sa vie, ses joies, ses peines, ses instants de folies, les rapports qu’elle a entretenus avec sa fille Hermione, les princesses Cassandre et Andromaque, avec son terrible neveu Oreste, avec Pâris, avec ses parents Tyndare et Léda, avec les dieux qui la guident ou l’épouvante.

 

Tout au long du récit, elle relate le stratagème de Tyndare, la pomme de la Discorde, son enfantement et sa désolation de mettre au monde une file, les fêtes d’Aphrodite, son voyage en Égypte, le retour de son mari Ménélas à la fin de la guerre de Troie, l’horrible assassinat de sa sœur Clytemnestre par son fils Oreste, la mort de Cassandre égorgée à Mycènes, celle d’Andromaque et de son amant, Néoptolème, qui est le fils ou le demi-frère d’Achille.

 

Nous découvrons également sa vie de tous les jours, ses relations avec ses suivantes, et les déférents épisodes de la guerre de Mysie, puis de la guerre et l’agonie de Troie grâce aux échanges qu’elle a avec son mari.

 

Nous avons une image d’Hélène éternellement jeune. Mais elle a déjà 36 ans à la fin de la guerre de Troie, plus de quarante lorsqu’elle marie sa fille. J’ai d’ailleurs établi, en annexe du roman, l’âge probable d’Hélène tout au long des évènements qui nous sont rapportés.